Coffins, Mortuary in Darkness (Razorback Recording, 2005)

Coffins Mortuary in Darkness

Si Coffins fût une déception au Hellfest il n'en demeure pas moins que l'album Mortuary in Darkness est bon. Difficile de rendre sur scène vers l'heure de midi la lourdeur et l'ambiance du trio nippon.

Une musique étouffante


Les vieux de la vieille qui écoutaient les K7 et les CD sur des postes portatifs pourront penser au premier album du groupe Winter en écoutant Black End le premier titre de Motituary in Darkness. Les choses s'accélèrent ensuite avec Slaugther of God où la gangue death metal se solidifie dans un marasme de riffs lourds et une grosse rythmique. La guitare vient parfois percer la surface glauque de ce bouillon ou surnage la voix. Les morceaux alternent entre lenteur et accélération avec une lourdeur terrible (comme un couvercle bas et lourd dit le poète...). Le procédé systématique est étouffant. Comme pour la pochette de l'album signée Chris Moyen, les trois musiciens de Coffins vont au bout de leur propos.

Des paroles flippantes


Images de génocide planétaire (Slaugther of Gods), de guerres sans fin (The Black Fog of Burning Flesh), corps, organes et appareils génitaux enchevêtrés (Mortuary in darkness), chanson masochiste (The unspeakble pain), vanité et futilité de la vie (Sacrifice to Evil Spirit et Into the Coffin), tortures et culpabilité (Torture) le programme des paysages poétiques est à la fois basique et terrifiant... après tout Coffins se traduit par Cercueils en français. Âmes sensibles s'abstenir.





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